
Le calendrier universitaire n’aura jamais aussi bien concordé avec le changement de saison que dans le Nord ontarien. Au sud, ou en Europe, on reste prisonnier du logos longtemps après que l’environnement extérieur soit redevenu habitable, parcourable, invitant ; le corps a déjà succombé au printemps que l’institution, elle, n’a pas encore rendu les armes. Ici, rien de tel : la dernière semaine d’examens arrive à point nommé pour sceller la fin d’un hiver trop long. Le dénouement est simultané, presque chorégraphié, comme si la nature et l’université avaient négocié ensemble leur reddition.
La débâcle est au propre comme au figuré. Les rues de Timmins ruissellent de la fonte des neiges tandis que les étudiant·e·s, libéré·e·s de leurs dernières échéances, se dispersent comme autant de fragments de banquise enfin rendus au large. Les étudiant·e·s lâchent prise… tout comme les professeur·e·s !

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