le musée

Ce qui n’était qu’une idée lancée à l’improviste prend désormais racine.

Les étudiant·e·s de mes deux cours de Grammaire appliquée à la rédaction auront cet automne la chance de voir leur travail s’inscrire dans l’espace public grâce à une collaboration entre l’Université et le Musée de Timmins.

De fait, la directrice et le préposé du Musée ont accueilli avec un réel enthousiasme ma proposition : utiliser les traductions françaises de leur exposition permanente — certaines, disons-le avec franchise, un peu bancales — comme point de départ d’un véritable chantier d’écriture collective. La responsable du développement professionnel de l’Université a même lancé l’intégration du projet à une plateforme numérique « fruitée » qu’il me reste à apprivoiser.

Le processus est simple : repérer ensemble les passages à améliorer, puis, en équipes, imaginer et proposer des versions « revues et augmentées » des textes. Il ne s’agira pas de corriger des fautes d’orthographe (encore que…), mais plutôt de travailler sur les liens logiques, les jugements de valeurs parfois transmis à l’insu des rédacteurs, le ton, le style, la fluidité, les informations laissées en suspens… Quitte, aussi, à sensibiliser au lien entre la rédaction et la recherche. « Écrire » n’est jamais une activité neutre ni une compétence isolée : c’est un exercice par lequel on apprend à connaître ses objets, à s’interroger sur ceux et celles à qui l’on s’adresse, et à réfléchir à là d’où l’on prend la parole.

Reste à voir comment se déroulera ce processus, notamment pour celles et ceux qui se pencheront sur la réécriture des panneaux consacrés à l’industrie des maisons closes, si présente dans le Timmins des XIXe et XXe siècles (l’image ci-haut est tirée de cette section de l’exposition) !

À terme, ce cours pourrait devenir un modèle reproductible auprès d’autres organismes culturels… et pourquoi pas, de tous les commerces de la ville.


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